10.05.2008
C'est grave docteur ?
Hier soir, quelque chose de grave est arrivé. Mon sex-geek a perdu sa particule. Il vire geek grave.
Je m'interresse à lui, lui demande le programme de la soirée et j'ai droit à "je suis en train de lire un article passionnant sur la typographie."
Je lui balance un "heureusement que je ne t'attends pas pour me chauffer", il me répond très stoïquement : "C'est drôlement intéressant. J'ai vu un site où les images se redimensionnent avec le texte. Il suffit de mettre des "em" au lieu des "px" dans ses dimensions (1em = 16px). Génial, non."
Putain, je vous jure, ça fait peur. J'en ai des frissons partout.
09.05.2008
Les conséquences de mes actes II, scène 1
Suite au post sur ces histoires de métrage, j'ai eu la désagréable surprise de recevoir quelques mails truculents.
Bah oui, aurais-je fait ma blonde, sur ce coup-là ? Ignorante et naïve de ce qui se passe dans la petite tête de ces messieurs.
Il s'avère qu'après renseignements pris auprès d'un homme, un vrai, un pur, un dur, qui a bien voulu se livrer (il en a une grosse, alors facile !! ), il m'a aidé à comprendre les réactions de certains. Il paraîtrait que, depuis leur plus jeune âge, les mâles vivent dans la crainte terrible d'en avoir une trop petite. Ils feraient même du sport, rien que pour pouvoir mater dans les vestiaires, si leur petit-oiseau-qui-va-sortir est plus ou moins gros que celui du beau gosse de service, ou si le futur-geek-grosses-lunettes ne pourrait pas leur coller la honte (et par la même emballer quelques nanas) s'il la posait sur la table.
Ils grandissent alors avec la peur au ventre d'être insuffisamment membrés. Certains s'en sortent sans trop de dégâts, d'autres finissent à poil dans toutes les fêtes dignes de ce nom et d'autres encore finissent en tour-opératoire au Brésil.
Et là, moi, avec ma petite note à la con, l'air de rien, j'avais réveillé le démon endormi, leur pire cauchemar : l'angoisse primitive (voire primaire) de la taille.
Les mâles étaient donc touchés (en plein dans leur virilité), blessés, meurtris, même. Enfin, c'est ce que j'en ai traduit (après cet éclairage) des "espèce de pétasse, non, mais tu t'es vue ?" et "pauvre conne, tu fais la belle là, mais attends que je te montre ma bite et tu verras comment je te défoncerais le cul, tu sauras même pas si elle est grosse ou petite, tu seras juste éclatée".
07.05.2008
Les conséquences de mes actes
Monsieur Casse-Couilles a été très fâché. Bah oui, il est un peu soupe au lait, et puis je crois qu'il m'aime bien aussi, finalement. Alors, il m'a dit "Chérie, faut que tu assumes : tu veux être pardonnée ? alors tu dois baiser". Monsieur Casse-Couilles est aussi un dur à cuire en affaires.
Et moi, j'hésite. Je ne suis pas qu'un cul. Il y a aussi une femme devant.
06.05.2008
Un festival
Je ne vous ai jamais parlé de Monsieur Casse-Couilles. Enfin, si, il a déjà fait son apparition ici, mais sans petit nom. D'ailleurs, Monsieur Casse-couilles n'a pas aimé. C'est vrai, m'a-t-il précisé, il faut un petit nom pour avoir une existence, bordel. Alors le voilà baptisé, il sera Monsieur Casse-Couilles. Il ne va pas aimer, mais je suis sûre qu'il finira par s'habituer. Et puis c'est mignon, Monsieur Casse-Couilles, non ? Vous allez me dire mais pourquoi ce surnom ? Parce que !!! Je ne suis une garce, que j'ai un compte à régler, et qu'en plus si j'avais été un mec je vous jure qu'il me les aurait cassées et bien comme il faut.
Monsieur Casse-Couilles est du genre donneur de leçons à la con, un peu "fais ce que je dis mais pas ce que je fais".
Mais c'est pas grave on l'aime quand même.
Monsieur Casse-Couilles est du genre à se barrer sans donner de nouvelles et à être vexé que vous ne lui courriez pas après (j'ai aussi ma fierté, nan mais !)
Mais c'est pas grave on l'aime quand même.
Monsieur Casse-Couilles est du genre à baver sur vous avec ses potes, au vin rouge et à la bavette saignante. A tenir des comptes. ('Tain, éclair de blonde : je les vois bien avec un tableau Excel, va falloir que je me rencarde un peu... )
Mais c'est pas grave, on l'aime quand même.
Monsieur Casse-Couilles est du genre attendrissant. Il est du genre à vous dire que même il serait capable d'aller au resto sans vous sauter après. Oui, oui ...
Monsieur Casse-Couilles est un fieffé menteur.
Mais c'est pas grave, on l'aime quand même.
05.05.2008
Maître étalon
Aujourd'hui, j'étais avec elle au téléphone. Elle me parlait de son fantasme homo. Je crois que je pourrais aussi. Il faudrait qu'elle prenne son temps, qu'elle me lèche, qu'elle me mordille, qu'elle me caresse. Mais j'ai une certitude : juste elle, ça ne suffira pas. Il me faudra un mec après. Un mec avec une belle queue.
Tiens, d'ailleurs, l'autre jour, j'ai encore entendu cette phrase à la con "c'est pas la taille qui compte, l'important c'est de savoir s'en servir". FOUTAISE... C'est un truc de mecs à petite bite ou de nanas de mecs à petite bite pour se rassurer, mais c'est une belle connerie.
Trouvez-moi une seule nana qui choisirait un chibre modèle réduit, tout mince contre une bonne queue bien saillante ? Allez, va, peut-être pour sa première sodo, et encore.
Monsieur Mystère a la plus belle queue que je n'ai jamais vue, touchée, goûtée, léchée, sucée, engloutie. Sans conteste il est le maître. Pas facile de passer derrière (heu, après, parce que derrière, pas de problème! ). Les dernières m'ont parue fades, tristes. Mais je ne devrais sans doute pas l'écrire, il pourrait se croire irremplaçable.
04.05.2008
L'empreinte
Monsieur mystère sait faire. Juste un "rejoins-moi" et je fonds. Je cours, je vole, je me précipite. Rendez-vous à son bureau. Rapide. Je suis d'accord. J'aime aussi les coups éclairs qui vous laissent l'air con encore une heure après (parce que je ne sais pas vous, mais j'ai toujours cette sensation d'air con, un peu "en-dehors" de moi quand j'ai baisé - enfin, quand j'ai bien joui). Forcément, le fauteuil de ministre me fait de l'oeil. Baiser dessus pour que de temps à autres, au milieu de ses dossiers, surgisse la trace planante d'une ou deux heures de plaisir.
J'ai envie de laisser l'empreinte de mon passage. Je veux marquer mon territoire. Mais je ne suis pas crédule, j'imagine volontiers les traces de trois ou quatre autres pétasses gentilles maîtresses passées par là aussi.
Un coup de rouge à lèvres sur un papier là (c'est totalement désuet, ça, non ? ), la marque d'un cul encore palpitant sur le fauteuil d'en face, un peu de fluides corporels sur le mur, juste à gauche.
Que me reste-t-il ? Le sang des égratignures sur le tapis. Oh oui ! Usons nos petits genoux sur le tapis, encore et encore. Mais cela ne sera pas suffisant. Je veux plus de souvenirs. Je veux sa salive mélangée à ma jouissance sur son petit fauteuil dans le coin, je veux mon petit cul sur un dossier, je veux quelques cheveux arrachés ça et là. Et j'ai eu ! Et pire encore.
01.05.2008
Question de femme
Chouchou est chaud ces derniers jours, le printemps peut-être. Il n'en débande plus ou presque. Je viens de recevoir un message. Laconique. "Vais essayer de me reposer un peu aujourd'hui. Vais reprendre des forces et me re-remplir les couilles tranquillement. Tu m'épuises toi en ce moment " (tu m'en voudras pas pour le copyright, hein ? ! ).
Dois-je en déduire que nous ne nous verrons pas aujourd'hui ? Qu'il faille que je le laisse tranquille ? Que je ne fasse pas d'allusion à comment je me suis donnée un peu de plaisir hier soir, encore, après nous ?
Est-ce dangereux pour la santé d'un homme d'avoir les couilles vides plusieurs jours d'affilés ?
29.04.2008
Chouchou
Aujourd'hui, Chouchou était heureux, joueur et rieur. Va savoir pourquoi. Je lui ai même demandé s'il avait picolé. J'aime bien. Je vais pas trop m'attendrir quand même, mais il se débrouille pas trop mal.
Et puis, il m'a parlé de mes textes et notamment de "son souffle dans mon cou pendant qu'il m'encule", qu'il avait appris presque par coeur. J'étais là, assise à mon bureau, complètement excitée, à entendre sa voix me dire comment il s'était branlé en lisant. Je me tortillais sur ma chaise, esquissais des "hum, hum, je vois bien", ne pouvant pas trop m'étaler avec Coconne Première et sa voix de crécelle juste en face. J'aurais dû raccrocher, prétexter une urgence (c'est vrai merde, je suis au bureau quand même) et aller me finir aux toilettes, mais j'avais envie qu'il continue.
Pourtant, Chouchou n'a pas trop insisté, j'ai pas voulu le brusquer. Pas encore.
Quand même, j'aurais peut-être dû lui dire que ma robe si courte qu'on en distingue, à la lisière du tissu, la dentelle de mes bas. Oui, j'aurais dû. Je suis une petite joueuse, finalement.
28.04.2008
THE Man
"Vous êtes à la recherche de l'impossible, mais continuez c'est possible", page 36, cinquième case, de "Pétasse, le mag'" du mois de mai. Mon horoscope.
Diantre, est-ce si impossible que ça de trouver l'Homme ? Celui qui :
1/ soit beau et bien conservé (et le regard qui tue : quelques petites rides en coin...)
2/ soit un peu macho, mais pas trop, mais un peu quand même, enfin ce qu'il faut.
3/ ait un bon sens de l'humour. C'est important ça, l'humour, et puis il le faut dans le sens que j'aime, par devant par derière, mais toujours à gorge dévoyée.
4/ ait un bon pieu. Corvéable à merci, utilisable où et quand je veux.
5/ sache :
a- faire la vaisselle, tout nu
b- trouver, TOUT SEUL, la plaquette de beurre dans le frigo
c- passer l'aspirateur pendant que je me manucure/pédicure au Chanel, N°18
d- faire tourner une machine de linge et me prendre sur le rebord pendant le cycle "lavage couleurs à 90°" (le plus long)
e- me réveiller en pleine nuit par quelques caresses et un cunni (le fantasme de la pipe nocturne n'est pas qu'un truc de mec)
f- se taire. Des fois.
g- me traiter de petite cochonne à la sortie du bain, me plaquer les mains contre le mur en virant mon peignoir et en me pinçant les bouts des seins
h- me faire jouir au moins trois fois d'affillée ( j'en vois déjà qui sourient... oui, je sais c'est facile ... Mais c'est un minimum ! )
J'en vois bien un ou deux qui rempliraient quelques critères. Par contre pour le all-in-one, c'est pas gagné... Mais, ma grand-mère disait toujours, faut viser gros, ma fille, faut viser gros.
25.04.2008
En manque
Je suis en manque aujourd'hui. Et rien ne viendra le combler ce soir, ni même ce week-end : priez pour moi pauvres pêcheurs !
J'ai la nostalgie ancrée dans mon bas ventre de quelques jours sans. Alors, comme il m'arrive de repartir dans mes souvenirs d'antan et de me revoir dévorer les "Martine" sous la couette avec ma petite lampe de poche, je repense à Monsieur Mystère.
Monsieur Mystère et ses coups de reins (je crois qu'avec un peu d'effort, je la sens encore), Monsieur Mystère me menant à l'orgasme avec sa bouche sur mes doigts de pieds, Monsieur Mystère à l'hôtel dégoté à l'arrache parce qu'il était impossible de ne pas baiser dans cette ville si romantique, Monsieur Mystère qui se laisse sucer dans un endroit où sortir sa queue est totalement interdit, Monsieur Mystère et son souffle dans mon cou pendant qu'il m'encule, Monsieur Mystère et son corps révulsé quand il a joui.
Mais là, ce soir, j'en suis tristement rendue à devoir inventer d'autres histoires dans ma petite tête: Monsieur Mystère au Hammam, Monsieur Mystère au club (pas Med), Monsieur Mystère, mon gode et moi ou la version animée : Monsieur Mystère, ma copine et moi.
Car Monsieur Mystère n'est pas là. Monsieur Mystère tronche Paméla, Clara ou Stéphania. Ou les trois.
Et moi j'ai envie de baiser.
24.04.2008
Le petit sauvage
Je me suis tapée un petit jeune (22 piges, putain, 22). D'habitude ils ne m'excitent pas, mais alors pas du tout. Impressionnables, sans expérience, gauches. Bref, rien qui, d'ordinaire, puisse leur permettre de dépasser la discut' café-terrasse (et encore, juste pour la frime de traîner avec un loulou bien taillé), surtout quand, parlant littérature (eh oui ! ça m'arrive !) ils me balancent qu'ils ont adoooré le dernier Zeller.
J'ai bien ma copine, la terrible adulte, qui fantasme à mort sur les petits minets. Ceux qui, inévitablement, materont son adorable petit cul quand elle aura rejoint les bancs de la Fac. Mais moi, ils m'indiffèrent totalement.
Je leur préfère, et de loin, leurs aînés, décomplexés, en plein regain, habités par le démon de la crise de la quarantaine - parfois bien tassée -(i.e la crise pendant laquelle ils échangeraient volontiers bobonne contre deux de 20 - même si au fond, ils sont pas si mal que ça chez bobonne-qu'on-ne-quitte-pas et que les demoiselles bis n'ont plus tout à fait 20 ans).
Et pourtant, j'ai laissé le grand brun, mince aux yeux légèrement pervers en amande me caresser ostensiblement la cuisse alors que nous faisions la queue pour accéder aux gradins du match de hockey.
Le match a mal fini (!) : des griffures dans le dos (4 partout, la balle au centre), une morsure au bras (pour l'adversaire), une contracture musculaire dans le cou (à domicile). Finalement, les petits sauvages, miam !
23.04.2008
Pourquoi ?
Monsieur Mystère est le genre "aimant à pétasses (quoi de mauvaise foi ??? mais non !) nanas". Blondes, brunes, desparate housewives et executive women, elles craquent toutes. Je ne connais pas le palmarès du monsieur, mais m'est avis qu'il est hors concours.
Si bien qu'un jour, je me suis demandée pourquoi moi, pourquoi me veut-il, moi (en dehors du fait que 1/ je suis plutôt sensée, 2/ j'ai un beau petit cul, 3/ je sais parler sans forcément faire allusion aux mots tels que couilles et bite, même si j'adore les avoir dans ma bouche et que je sais aussi les caser bien à propos - A titre d'exemple : "très cher, j'ai grande envie de te lécher les couilles"- 4/ je suis insatiable) ? Cela étant, j'ai vite renoncé à chercher une réponse à cette question romantico-stupide pour profiter du temps qu'il m'accordait (catégorie faveur de grand Prince) et baiser l'esprit léger.
C'est souvent lui qui décide quand : Sandra la veille, Eva le lendemain et moi au milieu.
Il m'est arrivé de le caser entre mon sex-geek, Vince, Fred, l'homme au Palm Pilot (leurs frères et leurs potes, hoho, et c'était le bon-heur). Mais ces derniers temps, Monsieur l'Impalpable est plus que présent.
Aujourd'hui, il m'a dit qu'il était jaloux.
Je lui ai demandé pourquoi ?
Il m'a répondu : "Parce que tu es amoureuse".
22.04.2008
Renversant
Avec Monsieur Mystère, on a souvent fait à l'envers. A l'origine du point de départ du very first beginning, on a commencé par baiser. Certes, au début, c'était purement virtuel, mais quand même, je vous assure, il est très fort pour vous foutre (le feu) au cul, même à des centaines de bornes. Ce n'est qu'au troisième ou quatrième rendez-vous qu'on s'est décidé à se parler, vraiment. Il est plutôt intéressant, fin (l'esprit, pas le joujou), genre cultivé. Je n'en voulais qu'à sa queue, mais pour un dîner-déjeuner-brunch-café, sa compagnie peut se révéler aussi très agréable, finalement.
A l'envers, ça marche aussi pour nos après-midi endiablés et particulièrement la dernière. J'ai préféré le sentir tout de suite en moi. Les préliminaires ont résolument été recasés en bout de parcours : suçons-nous, léchons-nous, caressons-nous, je suis pas contre mais d'abord, baise-moi et tout de suite.
(Par contre, j'avoue, la honte au corps, je n'ai pas pu résister... Un tout petit début de pipe à son encontre dès le HOM viré, c'était trop tentant).
Monsieur Mystère a d'autres devant-derrière à l'envers renversant. Mais là, c'est une autre histoire...
21.04.2008
En miroir
Il avait voulu un après-midi dans un hôtel. On n'avait pas eu à chercher longtemps. Il avait pris une suite. Il me voulait sur le canapé, dans le lit, dans la baignoire. Nous n'avions que quelques heures devant nous. De maigres heures de corps à corps, de queue à cul, de bouche à con, de lèvres à chibre. Mes sursauts et de mes tremblements post-coït (rarement triste mais souvent animale) le faisaient marrer. Après avoir fait sa fête à la boîte de Durex, il entreprit de me faire un 'ro cââââlin : massage, caresses, baisers ... (si, si, y en a encore des qui prennent le temps de ça aussi, et ma foi, c'est pas complètement désagréable). C'était sans compter qu'au lieu de me calmer, cette ambiance m'excitait encore plus. Dans ses bras, je décidais de me masturber sous ses yeux. Il ne bougeait pas au début, puis attrapa sa queue vigoureusement. Les yeux dans les yeux (et puis aussi mes yeux sur sa main et les siens sur mon sexe, quand même !), la pression montait. J'étais autant en chaleur de le voir se donner du plaisir que de me frotter, me pincer et me fouiller (pourtant, je sais très bien aller là où ça fait du bien).
Nous nous sommes auto-baisés dans l'impudeur la plus délicieuse, jusqu'à nos râles de concert (enfin, j'avais déjà joui une première fois avant lui). Je mouille rien qu'en repensant à l'érotisme incroyable de cette scène.
Et c'est l'air con, voire très con, les regards épuisés, le cul encore palpitant et sa queue bien vive qui aurait pu continuer à me donner quelques coups qu'on est descendu régler les consos du mini-bar à l'hôtesse (une blonde) qui ne comprenait pas pourquoi on payait maintenant : "vous êtes souhaitez vraiment rendre les clés maintenant ??? Il n'est que 19H. Vous êtes bien sûrs, hein ?". Oui, la blonde, on se casse maintenant, Monsieur va se faire engueuler si il rentre plus tard, et puis en plus, y avait un truc à la télé...
19.04.2008
Ridicule
J'étais là, derrière mon écran. Il pouvait me voir, il devait me bouffer des yeux pendant que moi je ne pensais qu'à ce qu'il me bouffe autre chose. Il n'osait pas y aller crûment, il passait par des détours incroyables. Il était comme intimidé : l'objet de mes plus beaux fantasmes était un grand maladroit à l'imaginaire restreint. Ça aurait pu être touchant s'il avait fini par rentrer un peu dans mon jeu. Mais, je lui parlais de mes mains sur mon ventre et mes cuisses, il changeait de sujet. Je faisais allusion à ma tenue légère, il me parlait de ses courses du lendemain. Je tentais une dernière approche, genre grande soumise, fais de moi ce que tu veux, mais rien, aucun répondant.
J'étais complétement pathétique, pauvre fille qui essaye désespéremment d'exciter l'Inexcitable. Pitoyable. J'ai fini ma soirée seule avec mon joujou préféré. Lui au moins...
17.04.2008
Etude de marché
Le dix bis a été démasqué, faut dire aussi, il n'existe certainement pas beaucoup d'autres endroits pour les plans cul by day. Pour ceux qui s'autorisent les nuits, c'est plus simple, ceux-là ont droit à la vraie chambre, petit déj' compris.
Si j'étais prête à devenir parigote (tête de dévote), je me lancerais dans ma petite entreprise. Segment à développer, peu de concurrence. Potentiel grandissant - effet Meetoc, badoo, speed-dating qui virent au speed-fucking.
L'important est de bien connaître et comprendre son marché :
Création d'un refuge pour âmes perverties, genre SPA, Sexy Private Alcove. Proposer aux désespérés gîte et accessoirement couverts (trois ou quatre heures de baise intense, ça peut donner faim) afin de leur éviter les errances à la recherche d'un perron mal éclairé, d'un parc en banlieue peu fréquenté, d'un parking souterrain (bien que tous ces endroits, testés et approuvés, soient particulièrement excitants aussi) pour satisfaire leurs besoins primaires et irrépressibles.
Cibler le public : les amoureux qui ne se bécotent pas sur les bancs publics (trop de risques de croiser bobonne ou le gentil mari parti faire les courses).
Je ressors les grands manuels : S'agit-il d'une clientèle homogène ou hétérogène ? (M'est avis que ça peut marcher pour les hétéro, les homo voire même les deux mélangés, non ?)
Quelles sont les caractéristiques des clients ? âge, catégorie socioprofessionnelle pour les particuliers, etc. Quel est le niveau de consommation. So, vous qui lisez, je vous colle dans quelle case ?
16.04.2008
Hôtel de charme
Monsieur mystère s'était laissé tenté par une après-midi luxure. Il était tout de même chargé de trouver le "où", pendant que moi je me débrouillais pour le rejoindre après ma réunion pince-fesses à la con de séminaire petit-déjeuner, très généralisés ces derniers temps. Il avait réservé un petit hôtel non dénué de charme. Club échangiste à ses heures perdues, la maison faisait aussi location de "chambres individuelles pour les rendez-vous d'amoureux à deux". Certes, nous ne remplissions pas tous les critères mais nos "main dans la main" et sourires complices auraient pu largement passer pour un rencart de jeunes (hum hum ! Mais oui, mon choupinou d'amour, t'es encore jeune!) crazy in love.
Un charmant valet nous conduisit jusqu'à la couche qui allait accueillir nos ébats. Il nous ouvrit légèrement le lit, des fois qu'on n'y arrive pas tout seul. Je voulais qu'il se tire, vite, mais prit le temps de nous montrer la salle de bains (pour un peu, on avait droit à un cours de tuyauterie).
A peine le pas de la porte franchi, je déshabillais Monsieur mystère, qui voulut d'abord s'occuper de moi. Je sens encore sa langue se promener en moi, fouiller, sucer, aspirer. Au loin, nous entendions crier d'autres "amoureux" (excitant, terriblement excitant - limite envie de jouer au concours de celui qui jouira le plus de fois).
Le must de la chambre : la vision de lui et moi dans le miroir au plafond (cliché à mort mais fort bandant - off, en parlant de clichés... Private dédicace : prends ton appareil pour la prochaine fois), nos corps qui se donnent, ses coups de reins profonds et précis. Je lui offrais mon cul, ma bouche n'avait de cesse de réclamer sa queue, ses mains s'activaient partout sur et en moi, sa bouche encore encore encore.
Le moins : la moquette au sol. Monsieur mystère a porté les stigmates du dernier cunni de la journée pendant plusieurs semaines... (suis-je une vilaine fille si je vous dis que j'ai adoré qu'il soit marqué ainsi ?)
14.04.2008
L'oeuf et la poulette
Monsieur sex-geek avait fait quelques emplettes pour moi. Installés bien confortablement dans les fauteuils du cinéma, il a sorti un oeuf vibrant de son sac, pris la télécommande dans une main et avancé l'autre main sous ma jupe. Je me suis débarrassée de mon string et l'ai aidé à installer le joujou high-tech là où il fallait. Mon geek avait rapidement trouvé la position et la vitesse qui me faisait légèrement frissonner. Oui, parce qu'il faut bien être honnête, les sensations sont loin d'égaler celles provoquées par sa queue, ses doigts ou même sa langue.
Nous avons joué toute la séance, mais la technologie étant totalement insuffisante, il a du rajouter quelques petites touches personnelles pour me faire gémir doucement. Pendant ce temps, je libérais son sexe engoncé dans son jeans et l'avalais de tout son long, jusqu'à ce qu'un employé du ciné se pointe et refroidisse quelque peu nos "hardeurs", au grand dam de Monsieur, trouvant la pipe au ciné fort à son goût.
Heureusement, nous avions encore toute l'après-midi devant nous pour satisfaire les moindres de nos envies, y compris celle pour laquelle il m'avait demandé de garder mes bottes et mes bas.
11.04.2008
A l'aveuglette
Dès nos premiers contacts, il avait fait allusion à une rencontre en aveugle. Je ne me dégonfle pas , même pas froid aux yeux (normal, ils allaient être au chaud sous un foulard, ouaiiis, en plus j'ai un super sense of humor!). Il nous aura quand même fallu quelques semaines d'échauffement virtuel - pour cause d'emplois du temps incompatibles (note pour plus tard, explorer la catégorie fonctionnaires, ça doit être moins débordé que les bad boys de la finances ou les costards-cravattes-big-chef-de-mon-entreprise) avant de nous retrouver, comme prévu, dans cet immense hôtel désertique.
On avait bien joué tous les deux, un touche-pipi virtuel fort sympathique, mais maintenant, j'allais le sentir - et si il s'était aspergé d'XS-le parfum pour HOMME, beurkkkkk - j'allais entendre sa voix - ah oui, je ne vous avais pas dit, je ne la connaissais pas encore, alors elle aurait pu être celle d'une crécelle ou d'un ténor, c'était pareil, même prix, même punition- bref, j'allais baiser avec un inconnu.
Chambre 234, porte ouverte, il fait noir, très noir, je manque de tomber (so glamorous), il me prend la main, m'allonge sur le lit, m'embrasse (mumm), me déshabille, se colle contre moi (il est plus petit que dans mon imagination), me lèche, me suce, me caresse. A mon tour de lécher, sucer, caresser. Première capote, puis deux, puis trois. Il est 20H30, on a faim. Putain, ça fait mal aux yeux quand on rallume la lumière.
ASAP
L'homme mystère distille son venin par petits mails bien choisis. Il fait "celui qui" et il est très fort pour ça. "Celui qui est débordé", "celui qui compartimente" (pas tout mélanger, une femme, une maîtresse), "celui qui vient", puis "celui qui vient peut-être plus".
Il me fait tourner la tête en bourrique. En plus, il le sait aussi l'enfoiré. Dès que son nom s'affiche sur ma boîte mail : je bande. Je suis une furie en chaleur dès que je pense à lui. Au milieu de mes journées à la con, il me glisse ses questions insidieuses pour m'exciter : "tu m'embrasses la queue ou la bouche d'abord" ? Quelle question ! S'il veut me faire des poutous-poutous, je commence par les lèvres bien sûr, parce qu'une fois son sexe dans ma bouche, il y en a pour un moment et ça, il le sait.
Je voudrais me raisonner, c'est vrai après tout, ce n'est pas parce qu'il a la plus belle queue qui ne m'ait jamais touchée le cul (et pas que) et qu'en plus il sait s'en servir comme dieu qu'il faille que je sois accro.
Et pourtant, je ne suis qu'une pauvre envieuse, supplieuse, capricieuse, emmerdeuse, dévoreuse... Merde, tu viens ? ASAP.



